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            Descente


Tous les jours qui se ressemblent,
Les matins toujours qui s'enchaînent
Sont une machine qui t'entraîne
Sur le chemin de la descente...


Aux enfers se consument les ennuis
Dans un brasier infini
Et seul avec ta faim tremblante,
Tu te laisses pousser sur les sentes


De la destruction et de la décrépitude
Tu t'enfonces toujours plus bas
Et tu abandonnes les altitudes
Pour dévaler vers la fiente


Des oiseaux volent, des oiseaux chantent,
Mais toi tu chutes et tu t'écrases
Et tu n'es plus rien qu'un naze
Tout au bas de cette pente


Escarpée est la voie pour remonter
Et tu n'en as plus le courage
C'est à peine si tu surnages
Et alors tu sais qu'ils le sentent


Tout ces démons aux gueules béantes
Que ces immondes odeurs tentent
Tu voudrais te lever avec défiance,
Mais tu sens que ça recommence


Tous les jours qui se ressemblent,
Les matins toujours qui s'enchaînent
Sont une machine qui t'entraîne
Sur le chemin de la descente...


C'est comme avant, rien ne change
Ici tu as planté ta tente
Pour que l'on y chante tes louanges
Mais tu n'as trouvé que la fange


Dans le fond il n'y a que l'ombre
Et la brume qui ne se décante
Tu écoutes leurs voix charmantes,
Mais tu sens qu'elles te mentent
Et c'est avec une lueur indécente
Qu'elles éclairent ta descente
Dans les vallons au parfum de menthe